C'est l'histoire de quelques planches...

 

 

L'histoire

 

Tout a commencé fin 2004 quand, après quelques mois à jouer le début de l'histoire d'Arcea via un forum entre amis, l'un d'eux m'a proposé de retranscrire tout ça sous forme de bande dessinée. Le projet a démarré à cette époque mais s'est arrêté au bout de quelques mois. Je ne travaillais pas encore en couleur et je n'avais pas encore assez de recul par rapport à ce qui avait été joué pour l'adapter. Et puis il n'y avait pas de fin à l'histoire des Pèlerins.

Ressorti des cartons au bout de deux ans, après avoir laissé tout ça décanté et après avoir fait de gros progrès en matière de mise en couleur, j'ai replongé dans cette histoire et l'ai développée plus largement.

C'est en 2007 que le vrai travail sur Arcea a donc commencé, en parallèle de mes autres projets professionnels. D'abord par la rédaction du scénario du Cycle des Pèlerins dans son entier, puis par la mise progressive en storyboard du premier tome.

 

 

 

 

 

Mais ce n'était qu'un premier jet prévu pour un format classique de BD en 24x32 cm et avec un scénario encore changeant sur la manière de tourner chaque scène. Or après une vingtaine de planches réalisées, j'ai fait le test puis le choix d'un format différent, plus petit ( 24,5x17,5 cm ), mais offrant une meilleure lisibilité et des planches beaucoup plus aérées. S'en suivit un long travail de remaniement des planches, case par case.

C'est ce genre de changement qui a fait que la mise en place du premier tome a été longue. Mais tous ces essais, toute cette réfléxion, m'ont permise de trouver mes repères et de trouver ma méthode de travail pour les albums suivants.

 

Première version en 3 pages :

 

Version finale en 5 pages :

 

 

 

Du scénario au storyboard

 

La méthode de travail que j'ai mis en place n'a rien de farfelue. D'un scénario construit sur feuilled dans une écriture que je dois être la seule à parvenir à comprendre, je place d'abord les cases et détermine leur taille et forme, en fonction de la scène que j'ai en tête et de leur impact. C'est la phase la plus importante, et qui pourtant parait la plus anodine une fois le résultat sous les yeux : des rectangles posés sur une page blanche. Mais à ce niveau, j'ai déjà une vision très précise de ce à quoi la planche finale va ressembler. Cette phase se fait aussi bien sur papier que sur ordinateur, selon mon inspiration du moment. Mais je finis par scanner les versions papier, car je réalise toujours l'étape suivante sur ordinateur.

 

Et cette étape suivante est le placement des dialogues et des bulles afin d'adapter le dessin à l'espace que ces philactères me demandent. C'est cependant une version "brouillon" des dialogues, car ils ne sont pas conservés sur les fichiers numériques des planches réalisées sous Photoshop mais remis plus tard, lors de la mise en page, sous Adobe Indesign.

 

Vient ensuite le dessin du contenu des cases, sur ordinateur la plupart du temps. Normalement, on appelle ça un storyboard, mais j'ai tendance à pousser la justesse du dessin assez loin et le résultat ressemble plus souvent à un crayonné. Je suis plus à l'aise avec un rendu plus précis. Je vois mieux mes erreurs, avec un travail me demandant finalement pas beaucoup plus de temps que des gribouillis trop brouillons.

 

Quelques exemples de planches crayonnées :

 

  

 

 

Du storyboard à la planche finale

 

Pour cette étape, plus efficace qu'un long discours, je vous ai préparé deux diaporamas avec les différentes étapes de deux planches. Vous n'avez qu'à cliquer sur les petites flèches bleues en bas de l'image pour les faire défiler à votre rythme et dans le sens que vous voulez.

 

 

 

 

Comme je suis en auto-édition, une fois les planches finies, toutes en CMJN, elles ont été mises en page au fur et à mesure sous un fichier Indesign afin d'obtenir au final quatre fichiers PDF :

_ pour la couverture

_ pour le verni sélectif

_ pour les pages de garde

_ pour toutes les pages intérieures

 

Et après avoir réalisé un bon à tirer ( dit BAT ), avoir vérifié le rendu des couleurs et fait les réglages en conséquence, le fichier finalisé a été envoyé au maquestiste de l'imprimeur pour vérification et enfin le tout a été imprimé. Et après quelques jours d'attente, les albums sont arrivés dans des cartons sur une belle palette, directement à la maison.

 

Voilà les différentes étapes de la réalisation de ce premier tome des Chroniques d'Arcea. Etapes que j'ai commencées à reproduire pour le tome suivant...